Portraits de la densification > Les nouveaux bâtiments > La promenade Luc-Larivée

La promenade Luc-Larivée

Colonne vertébrale d’une large intervention de requalification

Ville

Montréal

Quartier

Hochelaga

Type d'intervention

Espace public en lien avec des projets de densification

Réalisation

Ville de Montréal

Source : Vivre en Ville

Accueillir plus de résidents en améliorant le paysage urbain

Le départ et la démolition de l’usine Lavo, au début des années 2000, ont libéré de vastes terrains situés dans l’emprise ferroviaire ainsi que la voie ferrée elle-même, à la jonction des quartiers Hochelaga et Maisonneuve. La Ville de Montréal a alors acquis plus de 15 000 m2 de terrain contigus, qui constituaient l’emprise ferroviaire, afin d’entamer un vaste projet d’aménagement d’espaces publics. Ces aménagements s’inscrivent dans un projet plus large de requalification du secteur, qui se poursuivent d’ailleurs du côté du Parc linéaire Antenne-Longue-Pointe.

La promenade publique Luc-Larivée s’étend entre la rue Joliette et l’avenue Jeanne-d’Arc. Le long de ses 600 mètres, 103 arbres et 420 m2 d’arbustes ont été plantés pour verdir le quartier. En son centre se trouve la place Simon-Valois, qui constitue le cœur du quartier.

La promenade piétonne, pièce maîtresse de la requalification. La promenade Luc-Larivée est bordée de nombreux nouveaux bâtiments qui ont également pris place sur l’ancienne emprise ferroviaire. Leur construction, qui s’est fait graduellement depuis le début des années 2000, a permis d’accueillir 950 nouveaux logements. La forme et l’implantation de ces nouvelles constructions contribuent à créer un encadrement [?] de la promenade, ce qui en fait un lieu convivial et à échelle humaine [?]. Source : Vivre en Ville


Des bâtiments pensés pour s’intégrer au paysage de la promenade. Les bâtiments et leurs cours intérieures sont en dialogue avec la promenade, plutôt que de lui tourner le dos ou d’en être séparés par des clôtures. Ainsi, ces cours constituent un prolongement des espaces de déambulation, et vice versa. L’éclairage au niveau du sol et la présence d’une diversité de végétaux contribuent à l’échelle humaine du lieu. Source : Vivre en Ville

Un lieu pour se croiser entre voisins et visiteurs. Les terrasses et espaces de détente de la place Simon-Valois permettent aux résidents et aux visiteurs de se retrouver au cœur de leur quartier. Source : Vivre en Ville

Un dynamisme renouvelé pour le secteur

L’aménagement de ces deux espaces publics s’est révélé être un puissant levier, incitant la construction de nouveaux logements et la revitalisation [?] du secteur dans son ensemble. Ajouter plus de voisins dans le quartier contribue à son dynamisme, comme en fait foi l’ajout de nouveaux commerces.

Le long de la rue Ontario, des commerces de proximité [?] ont pignon sur rue et offrent une complémentarité de produits et services (p. ex. pharmacies, épiceries, institutions bancaires, restaurants, cafés et bars, commerces de détail variés et plusieurs autres). 

Une impulsion pour encourager les commerces locaux. La promenade Luc-Larivée guide les piétons vers la place Simon-Valois de même que vers les commerces et services du quartier, ce qui encourage le recours aux transports actifs [?] et la fréquentation des commerces locaux. 

En a-t-on vraiment besoin?

Au moment des premières constructions dans le secteur, au début des années 2000, moins de 1% des logements locatifs étaient disponibles dans la région de Montréal. La construction de plusieurs nouveaux logements a permis de pallier cette rareté en offrant la possibilité à plusieurs ménages de se loger. En 2019, la situation demeurait toujours préoccupante alors que seulement 2% des logements étaient disponibles. Notons que le point d’équilibre du marché se situe autour de 3%. Ce faible taux d’inoccupation [?] à Montréal et ses environs met en lumière la grande demande pour se loger en milieu urbain, à proximité des pôles d’emplois. 

L’aménagement d’espaces publics de qualité est crucial en milieu urbain dense pour offrir un cadre de vie convivial aux résidents, étant donné que ces milieux présentent une rareté d’espaces extérieurs privés, comme des cours arrière. En plus d’attirer plus de résidents dans ces localisations stratégiques, ces espaces contribuent à un environnement agréable pour la marche. 

Un quartier où on peut marcher et pédaler : idéal pour accueillir de nouveaux voisins!

Les efforts déployés par l'Arrondissement pour redynamiser le quartier ont aussi eu comme effet de faciliter les déplacements à pied ou en vélo. L’aménagement de la place Simon-Valois et de la promenade Luc-Larivée s’inscrit en cohérence avec les intentions de l’Agglomération de Montréal au chapitre de la mobilité active [?], soit d’aménager le domaine public de manière à renforcer la place des piétons et des cyclistes de même qu’à assurer la convivialité et la sécurité de ces déplacements. 

Loger plus de monde près du transport en commun efficace, un choix logique. En plus de la proximité immédiate d’un nouvel espace public de qualité, les résidents des nouveaux logements peuvent bénéficier d’une station de métro à neuf minutes de marche et de plusieurs lignes d’autobus qui mène vers les principaux lieux d’emplois de la région métropolitaine. Source : Vivre en Ville

Choix du mode de transport pour le travail dans le voisinage. Plus de voisins : moins de circulation. L’arrivée de plusieurs nouveaux ménages dans le quartier entre 2006 et 2016 va de pair avec une réduction du nombre de déplacements automobiles pour les déplacements domicile-travail (- 500). En parallèle, on constate une augmentation des déplacements effectués en transport en commun (+ 3 000). Comme quoi densification ne rime pas toujours avec circulation quand on planifie le quartier en fonction d’une mobilité durable. Source : Vivre en Ville, d’après Arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve 2006 et Arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve 2016.

Une promenade pensée comme une rue piétonne. Des raccourcis piétonniers et cyclables sont possibles grâce à la promenade piétonne qui traverse plusieurs îlots [?] et qui mènent vers le cœur du quartier : la place Simon-Valois. Source : Vivre en Ville

Que dit le zonage?

Les actions de revitalisation [?] du secteur Valois-Ontario ont fait l’objet d’une planification détaillée au début des années 2000 visant principalement à soutenir la vitalité commerciale dans ce secteur. 

En 2004, l’Arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve a adopté un règlement qui prévoit que les projets construits dans le secteur de la place Simon-Valois soient soumis à une trentaine de critères d’implantation et d’intégration architecturale (règlement de PIIA) [?] afin d’encadrer les nouvelles constructions. 

Requalification et déplacements des populations : des mécanismes parallèles

Le quartier est le théâtre de vives tensions sociales face au remplacement de ménages précaires par des ménages plus fortunés, ainsi qu’à l'augmentation de coûts des loyers résidentiels et commerciaux. Bien que ces changements soient simultanés à la requalification des friches, ils ne sont pas la cause ou la conséquence l'un de l'autre. La transformation des milieux de vie rend plutôt visibles des phénomènes sociaux-économiques régionaux qui existent en parallèle des décisions urbanistiques. 

Pour y faire face, la dévitalisation ou la négligence des quartiers et des logements n’apparaissent pas comme des solutions viables. La vitalité des espaces urbains devrait pouvoir aller de pair avec le maintien sur les lieux des résidents des quartiers en transformation, ce qui commande des politiques urbaines spécifiques. 

Bilan

Les bons coups

Les points faibles

Références

AGGLOMÉRATION DE MONTRÉAL. Schéma d'aménagement et de développement de l’agglomération de Montréal, [En ligne], 29 janvier 2015. [PDF] (Consulté le 8 décembre 2020). 

ARRONDISSEMENT DE MERCIER–HOCHELAGA-MAISONNEUVE. La zone de rencontre Simon-Valois : aménagement des rues partagées Ontario et Valois, [En ligne], 22 août 2017. [PDF] (Consulté le 7 décembre 2020). 

CRE-MONTRÉAL. Création d’un lien vert sur l’emprise d’une ancienne voie ferrée, [En ligne], s.d. [PDF]. (Consulté le 7 décembre 2020). 

LA PRESSE. Effervescence autour de la place Valois, [En ligne], 6 février 2006. [https://www.lapresse.ca/maison/immobilier/200602/06/01-868592-effervescence-autour-de-la-place-valois.php]. (Consulté le 7 décembre 2020). 

LA PRESSE. Hochelaga-Maisonneuve : un quartier abordable, [En ligne], 16 mai 2008. [https://www.lapresse.ca/maison/immobilier/projets-immobiliers/200805/10/01-872062-hochelaga-maisonneuve-un-quartier-abordable.php]. (Consulté le 7 décembre 2020). 

PORTAIL CONSTRUCTO. Inauguration officielle de la promenade Luc-Larivée, [En ligne], 8 octobre 2013. [https://www.portailconstructo.com/actualites/inauguration_officielle_promenade_luc_larivee]. (Consulté le 7 décembre 2020). 

SCHL. [SOCIÉTÉ CANADIENNE D’HYPOTHÈQUES ET DE LOGEMENT] Enquête sur les logements locatifs, centres urbains : taux d’inoccupation, [En ligne], Octobre 2019.  [https://www.cmhc-schl.gc.ca]. (Consulté le 8 décembre 2020). 

VILLE DE MONTRÉAL. La synthèse des orientations pan-montréalaises, Arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, [En ligne], s.d. [PDF]. (Consulté le 7 décembre 2020). 

VILLE DE MONTRÉAL. Profils sociodémographiques, Arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, [En ligne], s.d. [http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=6897,68087655&_dad=portal&_schema=PORTAL]. (Consulté le 7 décembre 2020). 

VILLE DE MONTRÉAL. Règlement d’urbanisme 01-275-14, [En ligne], s.d. [PDF]. (Consulté le 7 décembre 2020). 

Découvrir d'autres portraits

La résidence Bilodeau-Larrivée

Québec, Saint-Jean-Baptiste

L'Esperluette

Montréal, Griffintown

Le Manoir Saint-Bruno, phase III

Saint-Bruno-de-Montarville, Centre-ville

Voir plus