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Claudie

Limoilou, Québec

Source : Francis Fontaine Photographe - Vivre en Ville

Claudie et son conjoint ont jonglé avec l’idée de s'acheter un duplex pour le rénover, avant de tomber sous le charme d’une maison de ville sur plan, en copropriété, située sur le bord du parc linéaire de Rivière-Saint-Charles. Ils y ont aménagé avec leurs enfants, aujourd’hui âgés de quatre et six ans. 

Claudie raconte que le lieu d’emploi de son conjoint était le point de référence pour cibler le quartier où ils voulaient habiter, autant quand ils étaient locataires que pour devenir propriétaires. En effet, leur maison se trouve à moins de quinze minutes à vélo du lieu de travail de son mari.

De loin, l’immeuble de six logements, situé dans le quartier Limoilou, à Québec, semble avoir trois étages, mais en regardant bien, on en découvre un quatrième. C’est que le toit mansardé permet aux six nouvelles habitations de se fondre dans le paysage, tout en ajoutant une touche contemporaine. Source : Francis Fontaine Photographe - Vivre en Ville

Claudie se souvient assurément des heures d’autobus pour se rendre à des soirées entre amis qui résidaient loin de chez elle, y rester peu de temps, reprendre le bus à contresens et revenir avant le couvre-feu parental. En optant pour la marche et le vélo au quotidien, elle dit avoir voulu rendre plus « fluides » leurs déplacements. Et joindre l’utile à l’agréable : « Avec la vie qui va vite, on intègre l’activité physique à notre quotidien. »

Ce sont aussi des valeurs qu’ils voulaient transmettre à leurs enfants. À titre d’exemple, leur fils avait à cœur d’arriver à se rendre à la garderie au guidon de son propre vélo. Claudie raconte à quel point c’était pour lui un réel accomplissement lorsqu’il y est parvenu. « Il était très fier, et nous aussi! » 

Le fait d’être parents a influencé plusieurs des critères de leur choix résidentiel, et pas seulement la localisation: emménager au rez-de-chaussée pour faciliter l’utilisation d’une poussette, s’assurer de la présence de plus d’un parc avec jeux d’eau dans le voisinage, ainsi que de la proximité de bibliothèques et d’une école. 

« On est à l’extérieur plus souvent que dedans ». Au lieu de jouer dans la cour, les enfants vont au musée, au marché, à la bibliothèque, ou jouent dans les grands parcs situés pas très loin de la maison. Claudie souligne que cela a réduit sa charge mentale et que, plutôt que d’entretenir une cour, elle peut passer du temps à jouer avec ses enfants. Source : Francis Fontaine Photographe - Vivre en Ville

Quand elle songe à ce qu’ils feront une fois qu’elle aura terminé sa maîtrise et que sa famille aura accès à un second salaire, elle hésite : « On ne sent pas qu’on manque de quelque chose. » Elle pense plutôt que ce sera l’occasion pour eux d’en faire plus pour consommer de façon responsable, en achetant local et en réduisant leur empreinte écologique. 

« Mes voisins, je les aime d’amour. Je sais que, peu importe ce qui se passe, je peux compter sur n’importe lequel de mes cinq voisins. C’est très rassurant », confie Claudie. Elle parle avec affection de chacun d’eux, des brownies et des trucs de bricolage de Francine, des enfants qu’elle voit grandir, des poules de sa voisine, nommées Marie-Kate et Ashley, de son amie du secondaire qu’elle a retrouvée ici. Source : Francis Fontaine Photographe - Vivre en Ville

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